Federico Garcia Lorca - poète espagnol

Publié le par Tina

Aujourd'hui Dimanche !  Le soleil est présent et nous réchauffe le coeur.. Le matin il fait froid, mais ensuite cela s'arrange.

J'aime beaucoup le ZORONGO GITANA, que je chante souvent avec grand plaisir. De ce fait j'ai eu envie d'en connaître un peu plus sur l'auteur.

 

FEDERICO GARCIA LORCA  220px-Lorca_-1914-.jpg

 

Beaucoup de sites en parlent!

Je me suis servie de   :        

         http://fr.wikipedia.org/wiki/Federico_Garc%C3%ADa_Lorca

 

 

Federico García Lorca (né le 5 juin 1898 à Fuente Vaqueros près de Grenade et mort le 19 août 1936 à Víznar) était un poète, dramaturge, peintre, pianiste et compositeur espagnol. Il est l'un des membres de la génération de 27.

    « Pero el 2 no ha sido nunca un número
    es una angustia y su sombra… »
    Pequeño poema infinito, 10/1/1930. Nueva York

    « Mais le 2 n'a jamais été un numéro
    Parce qu'il est une angoisse et son ombre… »
    Petit Poème Infini, 10/1/1930. New York

Biographie [modifier]

Après plusieurs années passées à Grenade, il décida d'aller vivre à Madrid pour rencontrer enfin le succès. Il y devint l'ami de Luis Buñuel, Salvador Dalí et Sanchez Mazas, parmi ceux qui deviendraient des artistes influents en Espagne. Là, il rencontra aussi Gregorio Martínez Sierra, le directeur du Teatro Eslava, à l'invitation duquel il écrivit et mit en scène sa première pièce en vers, El maleficio de la mariposa (Le Maléfice du papillon), en 1919-20. Elle met en scène l'amour impossible entre un cafard et un papillon, avec de nombreux insectes en support. Elle fut malheureusement l'objet de moquerie du public, et s'arrêta après quatre représentations. Cela refroidit la passion de Lorca pour le théâtre pour le reste de sa carrière — il prétendit plus tard en 1927 que Mariana Pineda était sa première pièce.

Pendant les quelques années qui suivirent il s'impliqua de plus en plus dans son art et dans l'avant-garde espagnole. Il publia trois autres recueils de poèmes, dont Romancero Gitano (1928), son recueil de poèmes le plus connu.

Cependant, vers la fin des années 1920, Lorca fut victime d'une dépression, exacerbée par une angoisse due à la difficulté grandissante de cacher son homosexualité à ses amis et sa famille. Cette disparité entre son succès comme auteur et sa vie privée atteignit son paroxysme lors de la collaboration des deux surréalistes, Dalí et Buñuel, pour le film Un chien andalou (1929) que Lorca interpréta, peut-être par erreur, comme une allusion, voire une attaque à son encontre. En même temps, sa relation intense, passionnée mais non réciproque, avec le peintre Dalí s'effondra quand ce dernier rencontra sa future épouse. Consciente de ces problèmes (mais peut-être pas de leurs causes) la famille de Lorca s'arrangea pour lui faire faire un long voyage aux États-Unis d'Amérique en 1929-1930.

Son retour en Espagne en 1930 coïncida avec la chute de la dictature de Miguel Primo de Rivera et le rétablissement de la République. En 1931, Lorca fut nommé directeur de la société de théâtre étudiante subventionnée, La Barraca, dont la mission était de faire des tournées dans les provinces essentiellement rurales pour présenter le répertoire classique. Il écrivit alors la trilogie rurale de Bodas de sangre (« Noces de sang »), Yerma et La casa de Bernarda Alba (La Maison de Bernarda Alba).

Quand la Guerre civile espagnole éclata en 1936, il quitta Madrid pour Grenade, même s'il était conscient qu'il allait vers une mort presque certaine dans une ville réputée pour avoir l'oligarchie la plus conservatrice d'Andalousie. Il y fut fusillé par des rebelles anti-républicains et son corps fut jeté dans une fosse commune à Víznar. Le régime de Franco décida l'interdiction totale de ses œuvres jusqu'en 1953 quand Obras completas (très censuré) fut publié. Ce ne fut qu'avec la mort de Franco en 1975 que la vie et le décès de Lorca purent être discutés librement.

De nos jours, une statue de Lorca est en évidence sur la Plaza de Santa Ana à Madrid. En 2008, la justice espagnole a accepté que la fosse commune dans laquelle est enterré le poète soit ouverte dans l’intimité, en présence de la seule famille. Toutefois, de nombreuses controverses existent sur la présence de la dépouille du poète dans cette fosse commune. En effet, des recherches, effectuées pendant plusieurs semaines, en vue d'une exhumation, ont été abandonnées le 18 décembre 2009. On ignore si le poète a effectivement été assassiné dans le champ d'Alfacar ou s'il a été transféré dans un lieu inconnu.

 

 

puis de :
http://www.pierdelune.com/lorca.htm

 


Liminaire
Le poète des gitans, grand admirateur de la lune et de la nature, plongé dans le chaos New-Yorkais qui préfigure le monde moderne, fait éclater sur la page et dans nos coeurs un feu d'artifice d'images fulgurantes et douloureuses.


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Le droit à la culture
Discours de Federico Garcia Lorca à la population de Fuentes Vaqueros (Grenade), en septembre 1931


"Quand quelqu'un va au théâtre, à un concert ou à une fête quelle qu'elle soit, si le spectacle lui plaît il évoque tout de suite ses proches absents et s'en désole: "Comme cela plairait à ma soeur, à mon père!" pensera-t-il et il ne profitera dès lors du spectacle qu'avec une légère mélancolie. C'est cette mélancolie que je ressens, non pour les membres de ma famille, ce qui serait mesquin, mais pour tous les êtres qui, par manque de moyens et à cause de leur propre malheur ne profitent pas du suprême bien qu'est la beauté, l a beauté qui est vie, bonté, sérénité et passion.


C'est pour cela que je n'ai jamais de livres. A peine en ai-je acheté un, que je l'offre. j'en ai donné une infinité. Et c'est pour cela que c'est un honneur pour moi d'être ici, heureux d'inaugurer cette bibliothèque du peuple, la première sûrement de toute la province de Grenade.


L'homme ne vit que de pain. Moi si j'avais faim et me trouvais démuni dans la rue, je ne demanderais pas un pain mais un demi-pain et un livre. Et depuis ce lieu où nous sommes , j'attaque violemment ceux qui ne parlent que revendications économiques sans jamais parler de revendications culturelles: ce sont celles-ci que les peuples réclament à grands cris. Que tous les hommes mangent est une bonne chose, mais il faut que tous les hommes accèdent au savoir, qu'ils profitent de tous les fruits de l'esprit humain car le contraire reviendrait à les transformer en machines au service de l'état, à les transformer en esclaves d'une terrible organisation de la société.


J'ai beaucoup plus de peine pour un homme qui veut accéder au savoir et ne le peut pas que pour un homme qui a faim. Parce qu'un homme qui a faim peut calmer facilement sa faim avec un morceau de pain ou des fruits. Mais un homme qui a soif d'apprendre et n'en a pas les moyens souffre d'une terrible agonie parce que c'est de livres, de livres, de beaucoup de livres dont il a besoin, et où sont ces livres?


Des livres! Des livres! Voilà un mot magique qui équivaut à clamer: "Amour, amour", et que devraient demander les peuples tout comme ils demandent du pain ou désirent la pluie pour leur semis. - Quand le célèbre écrivain russe Fédor Dostoïevski - père de la révolution russe bien davantage que Lénine - était prisonnier en Sibérie, retranché du monde, entre quatre murs, cerné par les plaines désolées, enneigées, il demandait secours par courrier à sa famille éloignée, ne disant que : " Envoyez-moi des livres, des livres, beaucoup de livres pour que mon âme ne meure pas! ". Il avait froid ; ne demandait pas le feu, il avait une terrible soif, ne demandait pas d'eau, il demandait des livres, c'est-à-dire des horizons, c'est-à-dire des marches pour gravir la cime de l'esprit et du coeur. Parce que l'agonie physique, - biologique, naturelle d'un corps, à cause de la faim, de la soif ou du froid, dure peu, très peu, mais l'agonie de l'âme insatisfaite dure toute la vie.


Le grand Menéndez Pidal - l'un des véritables plus grands sages d'Europe - , l'a déjà dit: "La devise de la République doit être la culture". la culture, parce que ce n'est qu'à travers elle que peuvent se résoudre les problèmes auxquels se confronte aujourd'hui le peuple plein de foi mais privé de lumière. N'oubliez pas que l'origine de tout est la lumière.


Référence: http://www.cidem.org/cidem/themes/droits_de_lhomme/ddh_infos/textes_reference/ddh_t.html

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Biographie

Célèbre poète et écrivain de théâtre, Federico Garcia Lorca est né le 5 juin 1898 à Fuente Vaqueros, près de Grenade.  Jeune homme, il fit ses études en philosophie,  en littérature et en droit à l'Université de Grenade.   Surtout reconnu pour son talent d'écrivain, Lorca était aussi un peintre et musicien accompli.  Ses oeuvres musicales puisent de la musique et du folklore gitans, plus particulièrement du flamenco, musique populaire de son Andalousie natale.


En 1922, Lorca et le compositeur Manuel de Falla organisèrent la Fiesta del Cante Jonco, un festival de musique folklorique consacré à la chanson profonde, le style de chanson le plus velouté dans la tradition flamenco.  C'est dans deux de ses poèmes les plus importants, «Poema del Cante Jondo» et «Romancero Gitano», que l'on ressent le plus l'influence du flamenco; ces deux poèmes révèlent, sous forme lyrique, les impulsions musicales,  poétiques et spirituelles de Lorca.  On retrouve sur ce disque compact,  «Corazon Malherido» et «Romance de la Luna, Luna», deux chansons inspirées à partir de ces oeuvres.


L'influence du folklore transparaît également dans ses pièces de théâtre Bodas de Sangre, Yerma, Las Casa de Bernarda Alba où Lorca réussit subtilement à capter l'essence de l'âme divisée du peuple espagnol de l'époque.   Ses livres sont lus dans tous les pays de langue espagnole et ont connu un immense succès en Argentine, Uruguay et à Cuba.  Les principaux thèmes traités dans ses oeuvres sont l'amour, la fierté, la passion ainsi que la mort violente, qui ont beaucoup marqué la vie de Lorca.


À la veille de la guerre civile espagnole en 1936, Lorca fut arrêté par des membres de la Falange du parti fasciste, partisans du général Franco.   Deux jours plus tard, le 19 août, il fut exécuté par un peloton d'exécution.   Par une nuit sans lune, son corps fut jeté dans une tombe sans nom.

 

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Federico Garcia Lorca a été fusillé le 18 août 1936, à l’aube, entre les villages d’Alfacar et de Viznar.

http://www.parismatch.com/Actu-Match/Monde/Actu/Federico-Garcia-Lorca-divise-l-Espagne-91694/

Federico Garcia Lorca divise l'Espagne

Laura, la nièce du poète, veut que la fosse où repose son corps soit protégée comme un cimetière. Et que son histoire n’occulte pas celles des autres suppliciés enterrés à ses côtés

De notre envoyée spéciale en Andalousie Flore Olive - Paris Match

«Quand Federico apparaissait, il ne faisait ni chaud, ni froid, il faisait Federico», disait de lui le poète Jorge Guillen. Federico Garcia Lorca a été fusillé le 18 août 1936, à l’aube, entre les villages d’Alfacar et de Viznar.
Il doit faire chaud et moite ce matin-là, sous le soleil écrasant de l’été andalou. Au loin, par-delà les collines couvertes d’oliviers, Lorca doit apercevoir Grenade, scintillante au pied de la Sierra Nevada. Peut-être la conscience de son destin tragique lui inspire-t-elle des vers. Avec lui, dans le camion qui le mène à la mort, trois hommes dont il ne sait rien, un maître d’école, Dioscoro Galindo, et deux activistes anarchistes, toreros à l’occasion, Francisco Galadi et Joaquin Arcollas Cabezas. Tous les quatre reposent ensemble au pied d’un olivier. Quelque part, dans ce ravin de Viznar, au bord de la route, sous la terre sèche couverte de thym et de romarin. Autour d’eux, des milliers d’anonymes, jetés là, à l’aube d’autres matins, durant des années.

 

 

 

Pour en savoir plus les trois sites sont "extra".

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