Un petit conte d'Halloween par Micheline Boland

Publié le par Tina

Avant tout si vous passez la souris sur ce joli chat, il ronronnera miaulera, et jouera avec la souris.

Petit conte d'Halloween

Un jour, Marianne, son mari et leurs deux enfants s'installent dans le quartier "Bon vent". Tous les quatre, ils ont été conquis par son cadre champêtre à quelques pas du centre de la petite ville. "Oh maman, c'est formidable, je pourrai faire du vélo dans les petits sentiers près de la maison." "Regarde chérie quel merveilleux point de vue on a de la terrasse. On se croirait dans les Ardennes." "Comme l'air est pur ici." "C'est chouette, je peux jouer dehors."

Quand elle parle avec la vieille voisine, Marianne apprend qu'autrefois le quartier était fort dynamique. Il y avait une kermesse deux fois par an, on y célébrait la messe tous les dimanches, il y avait un club de tennis de table, un club de lecture et un club de pétanque. Une bibliothèque ouvrait ses portes deux fois par semaine. "C'est bien dommage, à présent, les jeunes préfèrent aller en ville."

Les mots de la vieille résonnent chez Marianne. Durant des jours et des jours, Marianne y repense. Elle cherche un moyen de donner une nouvelle vie au quartier. Elle en discute un peu avec son mari, des copines, des collègues.

Halloween approche. Marianne glisse des petits papiers dans les boîtes aux lettres du voisinage. "Rendez-vous des enfants le 31 octobre à 15 heures devant la fontaine de la place de l'Étoile. Un grand cortège d'enfants déguisés passera dans le quartier "Bon vent" pour récolter des bonbons qu'ils se partageront. Quelques adultes encadreront les enfants. Dès 14 heures, accueil des enfants qui n'auraient pu se déguiser ou se maquiller."

Marianne fait diffuser ce même avis dans des journaux publicitaires de la ville.

Le 31 dès 13 heures 45, Marianne se trouve avec sa voiture près de la fontaine. Elle est accompagnée de deux amies. Dans le coffre de son auto, elle a déposé du matériel de maquillage, quelques masques, quelques chapeaux en carton.

Bientôt, les enfants affluent accompagnés parfois par un père ou une mère méfiants. Certains améliorent leur maquillage ou leur déguisement. Les préparatifs sont des plus joyeux. A 15 heures, le cortège se met en branle. L'un ou l'autre parent prête main forte à Marianne et à ses amies. Les gens du quartier font bon accueil à tous. On rit. On s'exclame "Des bonbons ou un sort !", "Merci beaucoup." On se bouscule un peu, on fait plus ample connaissance.

Des parents restés près de la fontaine pour accueillir d'éventuels retardataires parlent entre eux.

Vers 17 heures le cortège regagne la place. On se partage les bonbons. On se félicite de la récolte. On a les yeux brillants de joie, d'excitation, de surprise. Déjà, on se salue et on promet de se revoir à une autre occasion.

Les jours suivants, on harcèle Marianne. On vient des rues qui débouchent sur la place, on vient des rues plus éloignées du centre. "C'était chouette, mais il faut faire quelque chose pour Noël", "et pour le carnaval aussi", "et pour Pâques."

Un petit conte d'Halloween par Micheline Boland

A chaque fois, Marianne répond : "Il me faudra de l'aide. Cela prend du temps, de l'énergie, un peu d'argent." La plupart acquiescent.

A Noël, un grand goûter est organisé dans la grange de Charles, un fermier. Chacun apporte des viennoiseries et des boissons. Certains apportent des tréteaux, d'autres des chaises pliantes, d'autres encore des bancs, des nappes en papier, des gobelets, des assiettes, un lecteur de Cd et des disques, un chauffage d'appoint.

Les enfants s'amusent, les adultes aussi. On entonne des cantiques, on fait des rondes, on parle beaucoup, on fait des photos. On apprend à mieux se connaître.

Pour le mardi gras, un bal d'enfants est mis sur pied dans le grand garage de Thierry, le vétérinaire.

Dans le quartier "Bon vent", les fêtes succèdent aux fêtes. L'échevin de la jeunesse est pressé de parrainer certaines festivités et Monsieur le Curé de participer à l'une ou l'autre veillée dans la petite église qu'il n'ouvrait plus que pour les mariages, enterrements ou baptêmes.

Le quartier "Bon vent" redevient ainsi le quartier convivial dont la voisine de Marianne gardait un si bon souvenir !

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